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Version 2

Où on vous parle des évolutions de CyberP4

jeudi 5 octobre 2023, par Eric P.

Détecteurs de jetons

Comme révélé dans l’article sur les premières apparitions en public de CyberP4, la détection des jetons s’est avérée totalement inopérante en extérieur, à cause de la trop forte intensité ambiante dans le domaine infra-rouge (à moins de se contenter de démonstrations en nocturne).

La même galère s’est produite lors d’un événement public d’envergure en juin dernier, pourtant en intérieur, mais dans une salle à moitié fermée par des baies vitrées. La simple réflexion de la lumière du soleil sur des panneaux blancs a suffi à aveugler les détecteurs et à conduire de se contenter d’une présentation en statique.

De toute manière, la détection par réflexion était trop sensible au passage d’un obstacle (comme la main du joueur) devant le plateau de jeu.

Il est donc temps de réviser de fond en comble le principe de détection et d’abandonner la réflexion au profit de la barrière optique.

Dans la même gamme que les modules utilisés précédemment, on trouve leurs homologues en configuration capteur fourche :

Module capteur fourche

La nouvelle monture comporte donc un levier léger, actionné par le jeton lors de son passage et venant couper le faisceau infra-rouge entre les deux branches de la fourche :

Modèle de la nouvelle monture
Vue en coupe

Une fois toutes les pièces imprimées et assemblées, le premier prototype voit le jour (sans mauvais jeu de mots) :

Le premier prototype

Les premiers essais en extérieur se sont cependant révélés décevants, car le capteur était en permanence saturé, peu importe la position du levier. La raison en a été trouvé assez rapidement : le PLA blanc n’est pas suffisamment opaque à la lumière (et aux infra-rouge par conséquent).

On ré-imprime le tout en noir et le test est refait :

Le nouveau prototype

Cette fois, plus aucun dysfonctionnement, même avec le plateau orienté face au soleil.

On imprime donc les 6 autres exemplaires, ainsi qu’un nouveau chemin de câbles et ça donne ceci :

Les nouveaux détecteurs

Les leviers en orange, c’est pour le look  😎 . Mais il a fallu les remplacer par les mêmes en noir, car ils avaient tendance à générer des réflexions parasites altérant la fiabilité. Tans pis pour le fun  🙁 .

A noter qu’il a été nécessaire d’imprimer les jetons du joueur également, avec le même profil plein que ceux de la machine, les rebords des jetons originaux ayant tendance à générer parfois des signaux pollués par les rebonds mécaniques.

Les nouveaux jetons

Et au passage, ceux de la machine ont été ré-imprimés en couleur. C’est quand même beaucoup plus joli et ça ressemble mieux au jeu original.

La carte d’interface

C’est celle qui regroupe les connexions des différents périphériques avec la Raspberry. La première version a été faite sur la base d’une carte prototype comme on en trouve un tas sur Amazon.

Ancienne carte de connexion

Bien que totalement fonctionnelle, elle a présenté à l’usage les inconvénients suivants :

  • trop de connecteurs proéminents, et donc vulnérables
  • bouton situé du mauvais côté par rapport à l’utilisateur (il avait été imaginé alors que l’animateur serait systématiquement sur le côté du dispositif, ce qui dans les faits ne s’est jamais produit.
  • aucun connecteur pour extension future (des animations à base de NeoPixels par exemple)

Par ailleurs, il se trouve qu’un autre modèle de carte prototype a été découvert, beaucoup plus pratique que le précédent.

Une nouvelle version est donc assemblée, présentant les caractéristiques suivantes :

  • bouton sur le côté avant (par rapport au public)
  • connecteurs des capteurs et du DSPIN en position couchée
  • ajout de deux connecteurs 3 points (GND-VCC-signal) pour extension (en vert sur la photo)

Et voilà le résultat :

Côté public
Côté coulisses

Agencement général

Bon, reconnaissons-le, l’ensemble du dispositif ressemblait encore à un truc ni-fait-ni-à-faire. Les blocs d’alimentation et la multiprise bien visibles à l’arrière du plateau, les enceintes acoustiques posées sur des support à l’avant et ne demandant qu’à se balader pendant le transport, ça craint un peu et ne fait pas très fini.

On construit donc une estrade en arrière-scène pour y fixer les enceintes [1] et sous laquelle seront dissimulés et fixés également les éléments électriques. Ca fait d’une part plus propre, c’est bien sécurisé et ça dégage le devant du démonstrateur.

L’estrade de la sono

Caisse de transport

Jusqu’ici, notre CyberP4 voyageait dans un flight-case au format 40x40x60. C’est du costaud et il y est bien à l’abri, mais c’est un peu trop gros.

Le socle du démonstrateur est en fait le couvercle d’une valise comme celles qu’on peut acheter pour une vingtaine d’Euros dans les GSB. Il avait été imaginé au départ d’utiliser le corps en-dessous pour y dissimuler les accessoires électriques.

Le type de valise utilisée comme base

Ceci étant, cette idée était tout sauf bonne et maintenant que toutes les servitudes sont consignées sous l’estrade d’arrière-scène, elle n’a plus de sens. On récupère donc cette partie encore inutilisée, qu’on transforme en la rehaussant à la dimension nécessaire pour coiffer notre protégé.

L’autre partie de la valise après transformation
La construction terminée

C’est certes moins solide que le flight case (encore que... mais bon, on ne va pas s’asseoir dessus quand même), mais c’est suffisant et bien plus compact et donc plus facile à Tétrisser dans les coffres de voiture à l’occasion des Fêtes de la Science et autres démonstrations en public.

A noter que le fait d’avoir utilisé les deux moitiés de la valise nous fait bénéficier du profilé alu d’origine qui permet au couvercle et à la base de s’emboîter à la perfection et sans mouvement possible. Comme dans les vrais flight cases  😉

Un petit coup de teinture chêne doré pour protéger le bois et faire plus classe, et l’affaire est entendue.

Ne négligeons pas les finitions
Et pour les aménagements internes aussi

On ajoute à tout cela une sangle de portage (vous aurez reconnu celle fournie avec la valise) dont les ancrages sont au niveau de la base du boîtier. Cette configuration élimine le risque de mauvaise surprise pendant le transport que pourrait créer une poignée simplement fixée sur la partie couvercle.

Le bestiau dans toute sa splendeur

Notre CyberP4 est maintenant prêt à affronter en toute sécurité Fêtes de la Science et autres exhibitions publiques.


Crédits image :
 base du logo article : Évolution icônes créées par Freepik - Flaticon


[1c’est marrant, ça ressemble beaucoup à celles sur lesquelles on juche le batteur sur une scène  🙂

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